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Interview Miss SPM 2008 Echo des Caps

Le 19 mars dernier, Cathy Sabarots, Miss Saint Pierre et Miquelon 2008, a rencontré Didier Gil, rédacteur en chef de l’Echo des Caps.

Elle lui a confié quelques-uns de ses souvenirs et a profité de l’occasion pour encourager celles qui vont tenter de lui succéder.

Voici divers extraits de cette interview. (Echo des Caps n° 1174)

Echo: Cathy Sabarots, vous avez eu l‘honneur en août dernier, d’être élue Miss Saint-Pierre et Miquelon 2008, (…) Ce titre vous a ensuite ouvert les portes du concours Miss France. S’agissait-il d’un rêve d’enfant pour vous, par exemple, et comment avez-vous appréhendé la chose?

C.S.: Je pense que Miss France est un rêve que toutes tes petites filles peuvent avoir, enfant j’étais admirative en regardant cette élection à la télé, mais jamais je n’aurai osé imaginer arriver jusque-là un jour. Lorsque j’ai su que cela allait m’arriver, j’ai bien sûr eu très peur de ne pas être à la hauteur, et aussi de l‘ambiance qu’il risquait d’y avoir entre les candidates, par exemple.

Écho: La première des étapes a été le voyage préparatoire en Thailande où toutes les candidates ont été regroupées. Quel était l’objectif de ce « stage » et quel sentiment en gardez-vous?

C.S.: L’objectif de ce séjour en Thailande était, d’une part, de permettre aux candidates de faire connaissance et, d’autre part, de se faire connaître du grand public car c’était avant tout un voyage de presse. Nous étions entourées de journalistes, de photographes et de caméramans qui nous sollicitaient constamment, en groupe ou individuellement. J’en garde un souvenir inoubliable parce que c’est une expérience unique, et je n’aurais certainement jamais eu la chance de visiter ce pays autrement.

Écho: Avez-vous eu le temps de découvrir la Thailande, et si oui, quel souvenir vous a-t-elle laissé?

C.S.: Nous ne sommes restées en Thailande qu’une semaine, ce qui est très court, mais toutes les activités qui nous étaient proposées nous permettaient de nous imprégner de la culture Thaïlandaise, ce qui a rendu le séjour d’autant plus intéressant. Par exemple, la visite de temples Bouddhistes, la participation à une soirée Thaïlandaise au cours de laquelle nous portions toutes la tenue traditionnelle, des cours de cuisine locale étaient également au programme, et des ballades à dos d’éléphant...

Écho: Après ce premier rassemblement, direction la Vendée et le Puy-du-Fou pour préparer la cérémonie de l’élection du 6 décembre. Je suppose que là, le travail a été très intensif puisqu’il s’agissait de préparer un grand show télévisé. Est-ce que cela a été difficile en général, et quoi en particulier?

C.S.: C’était effectivement très intensif car nous répétions jusqu’à 12 heures par jour, surtout les derniers temps. Les chorégraphes et les organisateurs nous mettaient beaucoup de pression. Lorsque nous apprenions une nouvelle chorégraphie, il fallait l‘assimiler aussitôt (…) C’est ce qui a été, à mon avis, le plus difficile.

Écho: Pas de regrets quant à cette participation aujourd’hui?

C.S.: Je n’ai évidemment aucun regret quant à cette participation aujourd’hui, bien au contraire. Je suis très fière d’avoir été la première à représenter mon Archipel sur le plateau de Miss France et, malgré le fait que cela ait été parfois pénible, j’ai conscience que c’est une chance qui n’est pas offerte à tout le monde.

Écho: Bien qu’à la base vous soyez toutes des rivales pour le concours, avez-vous pu tisser des liens, vous faire des amies ? Et si oui, êtes-vous toujours en relation?

C.S.: il est vrai qu’à la base nous étions rivales 36 filles, une seule couronne mais en réalité, chacune essayait de donner le meilleur d’elle-même, à sa manière, sans qu’il n’y ait vraiment d’animosité envers les autres candidates. Au contraire, il y avait une très bonne ambiance générale et je m’entendais bien avec l’ensemble du groupe. Bien sûr, il y avait quelques candidates avec lesquelles le courant passait mieux et qui sont devenues de véritables amies sur lesquelles je pouvais m’appuyer dans les moments de doute. Depuis, je suis restée en contact avec la majorité des filles grâce à Internet.

Écho : Que diriez-vous à de potentielles candidates pour les convaincre de s’inscrire?

C. S.: Je leur dirais qu’il n’y a rien à perdre et tout à gagner, qu’il n’y a pas de grande difficulté car, tout au long d’une telle expérience, des gens compétents sont là pour nous guider il faut simplement avoir confiance en soi, tout en sachant rester humble.

Propos recueillis par Didier Gil